Francis JOURNOT    

Francis Journot Fair Consulting                                                                                        

                                                                                  

                                                                                               

                                                                                                                 Jean-Yves LE DRIAN         

                                                                                                       Ministre de l'Europe

                                                                                                      et des Affaires étrangères  

 

                                                                                          Le 7 décembre 2021

 

 

Objet : Mise en œuvre du Plan de régionalisation Europe Afrique ou programme AAA 

 

 

Monsieur le Ministre LE DRIAN,

 

Vous estimez qu’il n'est pas concevable de laisser les coudées franches aux nouveaux acteurs qu'on voit s'engager sur le terrain du développement en Afrique. Aussi appréhenderez-vous certainement toute la dimension géopolitique du Plan de régionalisation de production Europe Afrique ou programme Africa Atlantic Axis (AAA).

Parmi les défis auxquels la France pourrait être confrontée et les raisons qui plaident pour ce projet, citons :

Une probable explosion de l’immigration sub-saharienne

S’ils ne disposent pas de nouvelles perspectives économiques, plusieurs centaines de millions d’africains parmi une population qui devrait doubler avant trois décennies, souhaiteront alors à venir en France et en Europe pour fuir la faim et la mort. A cet égard, le Cardinal guinéen Robert Sarah a souligné fin novembre 2021, l’impérative nécessité du développement de l’Afrique pour endiguer l’immigration et préserver l’identité occidentale.

Prévisions démographiques inquiétantes   

Il est possible de déjouer les projections démographiques car on sait qu’une hausse du niveau de vie en Afrique subsaharienne, encouragerait l’éducation des enfants, l’émancipation des femmes et à terme, une réduction de la natalité.

Une perte d’influence

Il est peu aisé pour la France de s’opposer officiellement à l’offensive économique chinoise ou turque en Afrique. Mais ceux qui souhaitent le départ de la France manipulent l’opinion en ressuscitant des conflits coloniaux et en alimentant l’idée d’un sentiment anti français certes peu ou pas toujours partagé. Nous ne pourrons empêcher l’arrivée et la montée en puissance d’acteurs hostiles sur le sol africain qu’en les supplantant avec une plus grande implication dans le développement. Pour préserver des pays africains de la mainmise chinoise, il nous faut offrir de nouvelles alternatives.

Nouvelles perspectives de croissance 

Les indicateurs économiques de la France sont en berne depuis le début des années 2000. Compte tenu de liens privilégiés, les entreprises françaises qui s’investiront dans le projet pourraient mieux profiter que d’autres de ce marché de 1.4 milliard d’habitants et peut-être 2.5 milliards en 2050. Il n’y aura jamais de relocalisation massive de l’industrie manufacturière des biens de consommation en France mais des mécanismes de péréquation et de mutualisation des coûts, permettraient néanmoins à des entreprises françaises de retrouver de la compétitivité. La nouvelle prospérité africaine rejaillirait sur toute l’Europe.

L’isolement des troupes bloquées au Mali

Seule une plus grande présence de pays du G7 et de l’UE dans l’économie africaine permettra de les impliquer militairement davantage.  Pour exemple, cela pourrait motiver le déplacement vers l’Afrique, ainsi que le président nigérian Muhammadu Buhari le réclame, du quartier général de l'U.S. Africa Command (Africom) actuellement stationné en Allemagne mais qui songe à refranchir l’Atlantique.

Des travaux de recherche reconnus 

Une proposition raisonnable de hausse des salaires permettant de rompre avec des conditions dignes de l’esclavage, sera bien accueillie par les africains. Le projet International Convention for a Global Minimum Wage sur lequel je travaille depuis 2013, prône un salaire minimum mondial comportant 5 à 7 niveaux. Il bénéficie d’un réseau de 6500 experts en économie et finance (PhD) vraisemblablement favorables à une réflexion et plusieurs centaines de chercheurs souhaitent participer aux travaux. La plupart enseignent dans les grandes universités américaines (Harvard, Yale, Stanford, MIT, Berkeley …) ou autres écoles prestigieuses à travers le monde, travaillent dans les institutions internationales (OIT, ONU, OMC, Banque Mondiale, FMI, Forum Economique Mondial …), officient à la Commission européenne ou à Washington (Council of Economic Advisers). Il conviendra de poursuivre ces travaux à propos du salaire minimum mondial afin de les intégrer dans le plan de régionalisation. 

Un projet qui convainc 

Au moment où des puissances étrangères veulent évincer la France, le premier challenge consistait à séduire les africains. Publié sur des médias locaux et repris des dizaines de fois par d’autres sites, les articles qui expliquaient le projet, ont été globalement bien accueillis par des populations qui comprennent que seul un développement de l’industrie manufacturière des biens qu’ils consommeront, permettra à leurs pays respectifs, de faire reculer l’extrême pauvreté, la faim mais aussi le terrorisme.

La défense de l’économie française gravée dans l’ADN du projet 

J’ai publié sur le Figaro en juin 2020 mes premières réflexions à propos de l’industrialisation de l’Afrique dans l’article " Réduire notre dépendance à la Chine, c’est possible ! ". Ce travail est lui-même issu de mes analyses économiques relatives à la désindustrialisation de la France exprimées sur le site "Collectivité Nationale" mais aussi dans le cadre des associations "Vêtements made in France" et "Rendez-nous notre industrie" qui ont compté, il y a une dizaine d’années, jusqu’à 15 000 et 7000 membres sur le premier réseau social. Afin de défendre l’industrie en France, près de cent articles ont été rédigés et publiés dans la presse.

Aujourd’hui, la mise en œuvre du projet complexe de régionalisation de la production en Europe et en Afrique dont par ailleurs, la publication dans des médias comme Le Figaro, témoigne de la pertinence et de la propriété intellectuelle, nécessite de l’engagement. Sa réalisation sera donc assurée par son concepteur dans le cadre du cabinet ad hoc afin de garantir au mieux la réussite d’un concept multidisciplinaire difficile à traiter. Cela pourrait réduire le risque d’erreurs stratégiques, d’influence extérieure ou de motivations exclusivement financières pas toujours productives de résultats. Le cabinet sera néanmoins amené à collaborer avec certains spécialistes comme ceux de l’ADIT ou des groupes de conseil présents dans le monde entier et autres organismes, afin de privilégier l’efficacité.  

                    

Offre de service du cabinet Francis Journot Fair Consulting                                                             

                                                                                                             

Je propose de mettre en œuvre, dans le cadre d’une structure ad hoc (cabinet de conseil et de mise en œuvre du projet), le Plan de régionalisation de production dans la zone Europe Afrique ou Africa Atlantic Axis program.

Bien que nécessitant plusieurs antennes dans le monde afin de convaincre des entreprises étrangères de quitter la Chine pour constituer en cohérence avec leurs homologues français, des écosystèmes industriels en Afrique, notre structure dédiée sera surtout basée en France. Ses actions et travaux n’engageront pas diplomatiquement l’Etat français qui n’interviendra qu’en tant que client aux côtés d’autres Etats (pays d’Europe, USA, RU, Japon, Corée etc.) souhaitant s’inscrire dans le programme pour accroitre leurs échanges dans la région.    

L’une des autres missions de mon cabinet consistera à lever des fonds, emprunts ou dotations, auprès des institutions internationales dans le cadre de l’aide au développement. Il suffira parfois de rediriger des dépenses improductives ou de modifier des dispositifs. Ces capitaux financeront la construction d’infrastructures et zones industrielles modernes et respectueuses de l’environnement, qui accueilleront les usines. Les autres coûts (élaboration des plans industriels, modélisations et travaux économiques, accompagnement des entreprises etc.) seront généralement à la charge des pays clients. Chaque entreprise financera son outil industriel mais pourrait parfois bénéficier d’aides (entreprises locales).

L’effectif affecté à l’accompagnement des entreprises françaises et aux études économiques liées, devrait compter 100/150 collaborateurs puis atteindre 300/400 ensuite. Le coût actuel pour les contribuables français, de l'aide au développement consacrée à l’Afrique et les conséquences de son échec dont une hausse de l’immigration, des abandons de dettes, des dépenses et effets divers dont on ne peut cerner toute l’étendue, atteint probablement plusieurs dizaines de milliards d’euros par an. Mon projet dont l’efficience s’avérerait très supérieure à celle des politiques économiques qui échouent depuis 60 ans, pourrait ainsi à terme, générer d’importantes économies.

En raison de la difficulté de la tâche et de l’exigence d’un très haut niveau professionnel et d’expertise de collaborateurs souvent ingénieurs expérimentés ou titulaires de doctorats dont les profils sont rares et les salaires généralement élevés, le montant/jour facturé qui inclura les frais très importants liés à cette activité internationale et permettra aussi de faire face aux coûts structurels fixes, ne saurait être inférieur au milieu de la fourchette actuelle du secteur.

Afin d’achever de vous convaincre, je me permets de citer l’édito récent d’Adama Wade,  directeur de publication de l’influent journal d’Afrique subsaharienne Financial Afrik dont une phrase résume l’opinion régionale "Alors que Pékin envisage des concertations concrètes sino-africaines à Dakar, Washington promeut un sommet virtuel sur les démocraties et Paris s’émeut, via son ministre des Affaires Etrangères Jean-Yves Le Drian, appelant à la création d’un « new deal" avec l’Afrique pour lequel il n’y a ni schéma ni chiffres.» Cela nous indique que l’Afrique subsaharienne doute désormais du pouvoir ou d'une réelle volonté des sommets français, européens, américains ou mondiaux et ne se contentera plus de promesses.

Aussi est-il urgent, avant que la France ne perde toute son influence, de mettre en œuvre le plan de régionalisation Europe Afrique qui initiera un transfert de la production chinoise vers cette zone. Bien que l’objectif ne soit évidemment pas de transformer l’Afrique en usine du monde, les écosystèmes naissants ouvriront cependant de nouvelles voies à des centaines de milliers d’entreprises. Ce mouvement réduira considérablement notre dépendance à la Chine.

En favorisant la mise en œuvre de l’unique projet concret, transparent et d’envergure en ce domaine qui, par ailleurs, a déjà reçu un accueil bienveillant, la France pourrait à terme, renouer avec une popularité et des collaborations constructives en Afrique subsaharienne. 

 

Je me tiens à votre entière disposition et vous prie d’agréer,

Monsieur le Ministre,

l’expression de ma très haute considération.                                                                                                                                                           

 

                                                                                           Francis JOURNOT

 

 

Sites web

Plan pour une régionalisation de la production dans la zone Europe Afrique

Africa Atlantic Axis (AAA program)  

International Convention for a Global Minimum Wage

 

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